Ce sont finalement 164 équipages qui ont pris ce matin le départ du 48ème Rallye de Hannut. (photos & classements& abandon)

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Un temps frais en matinée a rendu délicats les premiers kilomètres de ce parcours rapide et sinueux. Certains ténors s’y sont laissés prendre...

Jacques Ravet, Président du Hesbaye Motor Club : 

« On peut être satisfait du déroulement de cette 48ème édition du Rallye de Hannut, même si les dieux n’étaient pas avec nous. Une sortie, des riverains mal stationnés et une seconde sortie nous ont coûté un total de 82 minutes de retard durant le premier tiers de l’épreuve. Nous avons tenté de les récupérer bon gré mal gré… Je suis ravi d’avoir pu compter sur public nombreux et de voir le plaisir qu’ont pris les équipages. Et comme j’aime à le rappeler, le Rallye de Hannut a prouvé ce week-end, avec 170 équipages inscrits et 25 en surnombre, qu’il n’est pas un rallye de marmots. Il n’est certainement pas plus facile de prendre un virage à 150 km/h qu’à 60, lors d’épreuves dites de grands garçons ! Quant à l’aspect sportif, il est indéniable que Jonas fait partie d’une certaine élite du pilotage à laquelle il ne manque qu’un peu de support pour exploser… »

Comme souvent, le Rallye de Hannut a tenu le rôle de test de début de saison. Les problèmes mécaniques se sont succédé tout au long de la journée, écrémant le plateau.

Ce sont pourtant deux sorties de route en début d’épreuve qui ont retiré un suspens attendu en Division 4. En effet, les deux pilotes Mitsubishi Filip Pyck et Jan Jacobs sortaient de la route, renonçant tous deux dès la première boucle. Ils ouvraient une voie royale à un brillant Jonas Langenakens. « Je suis super content. C’est une belle victoire, tout s’est super bien passé, l’équipe est ravie, nos partenaires et les supporters aussi. Dommage que nous terminions un peu seul, sans avoir dû nous battre contre nos adversaires directs.  »

Sur la seconde marche du podium, si ce n’est une surprise, la performance demeure remarquable, on retrouve la DS3 R3 de David Croes et du concessionnaire Citroën local, Fabrice Berode. Premier équipage à l’arrivée aux commandes d’une traction, ils ont trouvé leurs marques et ont su faire voler la DS3 R3 du Burton Racing. « On ne s’attendait pas à ça. Il est vrai que nous avons profité des abandons, mais pour une première, ce n’est pas mal. On a dû un peu se battre avec la voiture, qui trouvait que les routes n’étaient pas assez larges. Mais quand tu vois les temps… on ne peut pas se plaindre. Et puis je suis ravi de Fabrice Berode mon copilote ! Après avoir pris le volant pour la dernière fois il y a 13 ans, il fait un sans-faute en tant que copilote, sans commettre ni d’erreur de pointage ni de rythme dans les notes… Chapeau ! »

Malgré les nombreux abandons, il y a aura eu du suspens pour les accessits tout au long de l’épreuve. Ainsi, alors que l’on attendait la Proton d’Andrew Fenwick sur la troisième marche, une incartade du bolide indien dans le bas-côté lors du dernier tronçon chronométré transférait la coupe sur le toit d’une autre traction, celui de la Renault Clio de Cédric Hubin et Emmanuel Rigo. « Inespéré, j’en rêve depuis que je suis tout petit ! On a quand même eu chaud dans les deux premières, très glissantes. J’ai fait un tout droit qui s’est bien terminé... »

Le top cinq est refermé par la Porsche 911 d’Henri Schmelcher et la Subaru Impreza de Philippe Hellings. 

En Division 1-2-3, suite à la sortie de route d’un Eddy Marique dominateur (problème de freins), c’est une Peugeot qui l’emporte, la 207 de Bastien Rouard et Félicien Poncelet : « Une première victoire après huit abandons ! Ça fait du bien…Cette 207 R3T, avec le turbo, c’est un peu spécial à conduire, mais le résultat est parfait. On a quand-même eu chaud en crevant à mi-course. Notre avance était redescendue à 7 secondes… ».

Derrière, la bagarre fut rude. Les pilotes étaient nombreux à se disputer les places d’honneurs. Dans le désordre, Vecoven, Dumont, Piedboeuf, Tordeurs, Mottet, Pirot et Delleuse se rendaient les coups, chronos après chronos. En bord d’RT, les suiveurs mettaient deux équipages en avant pour leur pointe de vitesse : Vecoven et Delleuse. Extrêmement rapide au volant d’une voiture plus modeste que ses concurrents directe, Julien Delleuse jouait de malchance, crevant, perdant deux minutes et toutes chance de place d’honneur ! 

En définitive, c’est Jean-Michel Dumont qui sortait du lot et s’adjugeait la seconde place. « Au vu du plateau, c’est un résultat inespéré, d’autant que ma dernière course s’est arrêtée de manière assez brutale (ndlr : sortie violente et précoce lors du Condroz 2015). En analysant nos temps, on peut être satisfaits… » souriait le waremien.

Troisième à passer sur le podium, Bertrand Piedboeuf, le pilote de l’Opel Astra, auteur d’une course régulière échoue à quatre petites secondes seulement de la Renault Clio de Dumont. Il devance la « vieille » Golf 2 d’un Geoffray Vecoven des grands jours, impérial dans son jardin. Le top cinq est clôturé par la Renault Clio de Dimitri Pirot. « Nous avons construit une nouvelle voiture dans l’optique de nous battre pour le championnat. Nous avons connu quelques souci, mais on a démontré notre pointe de vitesse, dans la dernière spéciale notamment, en collant 8 secondes à Rouard ! », souriait-il.

Quant à la catégorie des véhicules historiques SR/PH confondus, la victoire revient à Vincent Dorn : « Tout s’est bien passé. Nous sommes restés en tête toute la journée. Je voulais offrir cette victoire à mon copilote pour ses 50 ans ! » La course aurait pu connaître une autre tournure si Hubert Deferm, engagé sur une Ford Escort avait connu plus de réussite : « On a fait un tête à queue dans la deuxième et là on vient de casser une pièce du sélecteur de vitesses. Ça glisse beaucoup, mais on s’amuse. », racontait le jovial hesbignon avant de rencontrer des problèmes d’embrayage, qui ne l’empêchaient pas de s’installer sur la troisième marche du podium. Entre les deux, le calice en argent revient à Laurent Detal. Inscrit en catégorie Prov’Historic, le hannutois s’est tout simplement adjugé l’ensemble des scratches de sa catégorie pour hisser son Escort entre l’Opel Ascona de Dorn et la Ford de Deferm. Derrière Dorn et Deferm, la troisième place en catégorie SR est tombée aux mains de Ronny Laporte (Opel Ascona).

Bien entendu, Detal et Stevaux empochent la victoire en catégorie Prov’Historic. « Mis à part deux petits tête-à-queue, nous n’avons connu aucun problème, malgré le fait qu’il s’agissait de la première course de cette nouvelle voiture. Nous sommes ravis », lançait Detal. Ils devancent en Prov’Historic la Ford Escort d’Emile Tollet et la BMW 2002 de Philippe Czaplicki.

Toutes les photos :ICI

Classement D1,2,3 :clic sur la photo 

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Classement D4: clic sur la photo

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Classement PH : cilc sur la photo

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Classement SR: clic sur la photo

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Abandon : ICI

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