Benoît Allart:"Avant tout trouver et chasser ce chat noir !"

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Inutile de tourner autour du pot, Benoît Allart n’était pas satisfait au bout du Rallye de Wallonie 2017, qu’il a dû provisoirement quitter dès le samedi, victime d’une sortie de route. Après ce qui est finalement devenu la victoire de Spa, le Marchois avait en effet la ferme intention de briller à domicile, sur une épreuve namuroise qui l’a toujours vu performant, et qui était aussi la course ‘à la maison’ pour son partenaire SAN Mazuin et son team Racing Technology.

« Les choses ont bien débuté vendredi soir, devant la foule des grands jours, puisque cette fois, je n’ai pas commis la moindre erreur sur l’Esplanade de la Citadelle de Namur, sourit ‘Fastben’. Mieux, en signant les 3ème et 4ème meilleurs temps, je me retrouvais au 3ème rang provisoire, et donc troisième sur la route le samedi. Une deuxième journée bien entamée, avec un 2ème chrono à Malonne. De quoi nous permettre d’allègrement poursuivre la lutte pour le podium final. »

Hélas, dans la show de Mohiville, tout partait de travers pour la Skoda Fabia R5 SAN Mazuin… « Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé, explique Benoît. Nous sommes arrivés une première fois à cet endroit sans le moindre problème, et au second passage, je suis parti instantanément en tête-à-queue et on a tapé un mur, de quoi arracher une roue. Nous sommes arrivés à la même vitesse que la première fois, on a freiné au même endroit… mais ce n’est plus passé ! Peut-être du gravier avait-il été ramené sur la trajectoire ? On a voulu ramener l’auto sur trois roues à l’assistance, mais le règlement l’interdit. Pour moi, cette journée du samedi s’arrêtait… »

Pas question néanmoins d’en rester là de manière définitive… « Non seulement tout kilomètre dans les conditions de la course est bon à prendre, mais en termes de visibilité, il était essentiel de repartir le dimanche en Rallye 2. Et puis, SAN Mazuin avait organisé plusieurs shuttles qui amenaient les invités sur les spéciales. Pour cela, nous avons pu compter sur la totale implication de Racing Technology qui nous a remis la voiture en état en un minimum de temps. Avec Kevin Fernandez, mon copilote, on a alors testé différentes choses, en tentant notamment de voir jusqu’où on pouvait aller avec la voiture en glisse dans les virages. Pour le public, c’était forcément très spectaculaire, et côté chrono, moins efficace. Mais comme nous n’avions plus rien à gagner… Jump pris à fond, épingle négociée en actionnant le frein à main, on s’est fait plaisir… et on a donné du plaisir ! Les images de cette journée de dimanche le démontrent d’ailleurs à foison. »

Reste que pour les prochaines épreuves, Benoît Allart doit absolument se débarrasser de cette malchance qui semble lui coller aux basques depuis le début de saison… « On en est à deux sorties de route cette année, ce qui ne me ressemble absolument pas, analyse le pilote. Je pense aussi qu’un chat noir se cache dans la voiture. Et il va falloir l’en chasser… N’oublions néanmoins pas que les pilotes contre qui on se bat à la seconde ont une plus grande expérience que moi. Avant d’aller vite, ils ont aussi cassé des autos. J’ai abordé le rallye en 2011, ce qui signifie que je suis toujours un débutant à ce niveau de compétition. J’ai certes eu la chance de toujours rouler avec de grosses autos depuis 2013, mais rien ne remplace une poignée de saisons… Cap donc sur le Sezoens Rally et ses portions de terre, afin de démontrer que Spa n’avait rien d’une exception ! » (com)

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