Rallye de Wallonie:Cédric Cherain était en mesure de revendiquer la victoire.

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Après sa victoire au Spa Rally, et les complications ‘administratives’ qui ont suivi et qui suivront encore, Cédric Cherain a retrouvé le volant d’une DS 3 ce week-end à l’occasion du Rallye de Wallonie, quatrième manche du Championnat de Belgique. Point de version ‘RRC’ cette fois, mais une ‘R5’ permettant au pilote de Fléron de disposer du même type de machine que ses principaux concurrents. Et dès la première des deux spéciales de vendredi soir, devant la foule des grands jours traditionnellement réunie sur la Citadelle de Namur, Cherain, une nouvelle fois accompagné par Jean-Pierre Delmelle, démontrait que même s’il n’avait plus roulé depuis Spa, sa mise à feu était immédiate, avec un 5ème meilleur chrono, à 2’’4 du meilleur temps, et seulement à 0’’6 de Kevin Abbring, sur une Peugeot similaire à plus d’un titre à la DS.

Les choses se compliquaient lors du deuxième passage dans ce haut-lieu du rallye belge, avec une petite erreur qui allait avoir des conséquences pour la suite… « Un tête-à-queue tout ce qu’il y a de plus stupide, reconnaît Cédric. Qui m’a coûté 18 secondes. Or, au bout de ces deux spéciales, je me retrouvais à… 18 secondes du leader. Ce qui signifie que rien que sur la descente, j’avais déjà repris les 2’’4 perdues lors du premier passage, et que j’allais signer le scratch. Au lieu de ça, je me retrouvais 14ème sur la route le samedi, avec le plaisir de devoir composer avec le gravier ramené sur la trajectoire par les pilotes devant moi… »

Pas de quoi néanmoins empêcher Cherain de mettre ‘grand gaz’, comme en témoignent de nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux, mais aussi les chronos enregistrés. 3ème temps dans Arbre, 5ème temps dans Malonne, scratch dans Natoye, scratch dans Mohiville, le Liégeois parvenait en un temps record à passer de la 14ème à la 3ème place du classement général, à 22’’3 du leader Kevin Abbring. « Ce qui signifie que nos chronos étaient au moins équivalents, et parfois meilleurs, que ceux des leaders, reprend Cédric. Sans ce tête-à-queue dans l’ES2, on se battait à coup sûr pour la victoire. Dans Bois-de-Villers, 8ème spéciale du rallye, j’ai touché un accotement avec une roue, ce qui a eu pour effet de provoquer une crevaison… qui m’a envoyé en tête-à-queue dans un gauche assez rapide. Des images qui ont également fait le tour de la toile… Je suis reparti, et un peu plus loin, une jante a cassé, embarquant la voiture dans un 360 degrés avec réception sur les bas-côtés. L’échappement en a hélas pris un coup… »

Avec pour effet désagréable que les gaz d’échappement arrivaient directement… dans l’habitacle ! « A l’arrivée à l’assistance, après la spéciale de Malonne neutralisée, nous n’étions pas en très grande forme avec mon copilote, reprend Cherain. Respirer des gaz durant de longues minutes n’est pas vraiment conseillé. Nous avions en outre écopé d’une pénalité pour un pointage tardif dû à une erreur d’inattention. Nous sommes repartis malgré tout, mais dans Natoye, alors que j’avais réalisé le scratch lors de la première boucle, j’ai concédé près de 7 secondes de manière incompréhensible. C’était mieux dans Mohiville, avec un 5ème temps à 3 secondes du scratch, mais le jeu n’en valait plus la chandelle, et nous n’étions plus en parfaite condition pour prendre autant de risques. On a dès lors décidé d’en rester là. Dommage, car une fois encore, la pointe de vitesse était clairement là ! Mais bon, en sport auto, il faut apprendre à relativiser, et ce retrait n’enlève rien aux bonnes sensations ressenties au volant de cette DS 3 R5 D-Max, qui était clairement du niveau des meilleures autos à Namur… »(com)

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