Spa Rally:l’heure est au bilan pour DG Sport suite aux critiques

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Le rideau est tombé sur le premier Spa Rally. L’heure est au bilan pour DG Sport qui faisait son entrée dans le cercle des organisateurs des manches du championnat de Belgique.

DG Sport entend tirer les enseignements de cette première expérience pour améliorer encore son épreuve l’an prochain : « Dans les critiques qui nous ont été adressées, certaines étaient justifiées… mais d’autres pas ! Avant de nous tourner déjà vers l’organisation du Spa Rally 2016, nous aimerions clarifier certains éléments. »

Directeur de course, Robert Vandevorst passe en revue les quelques points qui ont fait débat durant le week-end.

Shakedown : « Nous voulions que les concurrents s’inscrivent à cette spéciale-test afin d’élaborer un ordre de passage qui aurait été utilisé pour le timing du contrôle technique. Sans doute avons-nous manqué de souplesse dans l’application de cette règle et l’avons-nous signifié avec une rigueur excessive à certains participants… Nous en tiendrons compte à l’avenir. »

Pénalisations pour reconnaissances illicites : « C’est le collège des commissaires sportifs qui a décidé de pénaliser de 3 minutes cinq équipages surpris sur le parcours de la spéciale-show de Fays le vendredi 13 durant la matinée, en-dehors donc des horaires permis. Leur présence a été attestée par la police dont un véhicule a même suivi l’un d’entre eux du départ à l’arrivée de la spéciale. Je précise que si un concurrent est contraint d’emprunter une spéciale pour une raison quelconque – et valable – en-dehors des heures prévues, il doit en informer préalablement la direction de course. Or, aucun des fautifs n’avait effectué cette démarche… »

Ordre des départs : « Vendredi pour la première étape, nous avons choisi de contrevenir aux consignes du promoteur pour des raisons de sécurité dans l’étape-show : nous estimions en effet qu’il était dangereux de lâcher des WRC derrière les voitures R1 et R2 des Juniors. Cette décision a été avalisée par le collège des commissaires sportifs. Le lendemain, nous avons simplement repris le règlement du championnat qui stipule que les concurrents inscrits en RC2 et R-GT doivent s’élancer les premiers selon l’ordre du classement ; viennent ensuite les cinq meilleurs Juniors puis le reste du peloton. Cette règle a effectivement fait reculer certains participants dans l’ordre des départs mais DG Sport ne peut en être tenu responsable. En revanche, nous plaidons coupable à propos de l’équipage Gino Bux-Eric Borguet : effectivement, nous avons constaté trop tard que sa place n’avait pas été corrigée et qu’il figurait trop loin dans la liste des départs. C’est une erreur et nous la reconnaissons. »

Temps forfaitaires : « Pour établir les temps forfaitaires, nous avons adopté l’approche la plus équitable et la plus « scientifique » possible en tenant compte de divers paramètres : comparaison avec les autres équipages disposant du même matériel, performances lors des autres passages sur ce secteur, conditions de course, etc. Nous avons vraiment déterminé ces temps forfaitaires de la manière la plus honnête et la plus rigoureuse, ce qui a parfois pris un peu trop de temps aux yeux de certains pilotes ; nous regrettons qu’ils aient manqué de patience et aient choisi de quitter la scène. Je profite par ailleurs de l’occasion pour souligner l’efficacité des services de calculs des temps, aussi bien en BRC et BHRC que dans l’épreuve VHRS dont les participants ont été sans cesse tenus au courant de l’évolution du classement. »

Mise hors-course : « Trois équipages ont été mis hors-course pour avoir manqué un CH soi-disant introuvable à Ferrières ; un CH que tous les autres participants ont pourtant trouvé… Dans le cas de Vincent Verschueren, le tracking installé sur sa voiture montre clairement qu’il n’a pas suivi le road-book : au lieu d’effectuer le tour de la place qui lui aurait permis de passer devant le contrôle et donc d’y pointer, il a obliqué directement à gauche pour se diriger vers le départ de la spéciale. Désolé mais le pointage aux CH constitue la base même du rallye, et cela n’a rien à voir avec un jeu de piste…d’autant plus que ce CH nous a été demandé expressément par le Bourgmestre de Ferrières afin d'animer la place du village. »

Ayant clarifié ces quelques points, DG Sport se tourne désormais vers l’avenir : « Comme nous l’avions dit lors de la présentation du Spa Rally, nous nous attendions à découvrir des facettes de l’organisation que nous ne connaissions pas », explique Christian Jupsin. « Ce fut le cas et nous ne manquerons pas d’en tenir compte pour proposer une épreuve améliorée en 2016. Cela dit, l’équipe de DG Sport est fière du travail accompli en un laps de temps record et elle se réjouit d’avoir répondu aux attentes des autorités spadoises, désireuses d’accueillir à nouveau le championnat de Belgique des rallyes. »

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