Rallye de la Famenne :Olivier Collard et Laurent Wilkin prophètes en leur pays !(photos & vidéo )

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Déjà vainqueur aux Ardennes en tout début de saison, Olivier Collard a ajouté une autre « classique » à son palmarès 2015 en profitant de l’abandon du favori qu’était Benoît Allart. Du côté des Divisions 1-2-3, Laurent Wilkin se retrouvait trop rapidement isolé en tête et gérait sa course avec brio pour cueillir un nouveau succès à domicile.
 
Constituant une des épreuves phares du Championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Rallye de la Famenne n’a une fois de plus pas été une épreuve de tout repos pour les 121 équipages au départ. Si la journée débutait sous une météo des plus estivales, les orages sont venus jouer les trouble-fête dès le lancement de la dernière boucle. Cela permettait aux plus adroits de se mettre en évidence sur ce parcours ultra-rapide, mais aussi particulièrement glissant lorsque les éléments s’en mêlent.
 
Seul pilote engagé en WRC, le local Benoît Allart savait qu’il allait devoir garder un œil attentif sur les chronos d’Olivier Collard, l’autre régional de l’étape visant le classement général. Ce dernier annonçait d’ailleurs la couleur en signant le scratch dans la première spéciale du jour au volant de sa Mitsubishi Lancer, tandis qu’Allart effectuait un demi tête-à-queue. Par la suite, le pilote de la Skoda Fabia allait toutefois réaliser un véritable festival, et pointait avec près d’une minute d’avance sur Collard après 8 spéciales. Hélas, à l’issue du second passage à Lesterny, la monture tchèque semblait avoir disparu de la circulation : « Panne de carburant… », soufflait amèrement Théo Surson, le copilote. « Nous avons eu un souci avec la pompe servant à ravitailler la voiture en essence spéciale et nous sommes tombés à sec juste après l’arrivée de l’ES8. Après nos succès ici-même en 2013 et 2014, et alors que nous étions bien partis pour signer le triplé, c’est assurément une douche froide… », ajoutait-il. Alors qu’il attendait impatiemment que les nuages se déchirent afin de conserver une chance d’inverser la tendance, Olivier Collard n’avait même pas besoin de ce coup de pouce du destin pour récupérer la tête de la course. Dès que les averses commencèrent à inonder la Famenne, le pilote de Marenne n’avait plus qu’à se laisser glisser vers une nouvelle victoire à domicile, 18 ans après celle décrochée en Opel Astra GSi ! 
 
Derrière, la lutte aura été intense pour la place de premier dauphin. Elle aura même été d’autant plus spectaculaire qu’elle opposait deux puissantes propulsions : d’un côté, le Luxembourgeois Steve Zimmer et sa monstrueuse BMW M3, de l’autre, le Verviétois Francis Lejeune et sa mélodieuse Porsche 997 GT3. Si Zimmer partait le plus vite, s’offrant même le scratch à égalité avec Collard dans la première spéciale, Lejeune parvenait à grappiller son retard petit à petit et repassait devant à la mi-course. Malgré une attaque de tous les instants sous la pluie, Zimmer ne parvenait pas à recoller et échouait finalement à la troisième place pour 3 secondes à peine. Ces deux-là devançaient le surprenant Britannique Robert Woodside, lequel était venu prendre en main une Lancer de chez Van Den Heuvel, et dont le style de pilotage plutôt généreux aura ravi le nombreux public présent en bord de route. 
 
Parmi les autres régionaux, on notera également la belle 5e place du toujours spectaculaire Jordan Scaillet, de retour aux affaires au volant de sa BMW M3, mais aussi la 13e place d’un Harry Hérion (Mitsubishi Lancer R4) qui aurait clairement pu revendiquer un podium sans une crevaison lui coûtant plus de huit minutes en première boucle. 
 
Si le top 5 et le très officieux titre de première traction étaient alors des objectifs à sa portée, Didier Bosseloir (Honda Civic R3) se faisait malheureusement surprendre sous la pluie et laissait filer les Luxembourgeois Charel Arendt (Citroën DS3 R3T, 8e) et Bob Kellen (Ford Fiesta R2, 9e). De son côté, Jean Degreef (VW Golf, 12e) repartait avec la coupe du vainqueur en classe 13 et était imité en classe 15 par Sébastien Collard (Peugeot 207, 21e).
 
Wilkin comme à l’entraînement
 
La victoire de Laurent Wilkin au rallye-sprint Condruzien après 11 mois d’inactivité laissait prévoir qu’il allait être un sacré client à sa propre succession à Marche. S’il débutait sur un rythme rapide mais prudent, le pilote de la Peugeot 206 voyait ses adversaires directs tomber un à un: pare-brise arraché pour Bastien Rouard (Renault Clio), problèmes de freins pour Manu Canal-Roblès (Skoda Fabia), ou encore cardan pour Jean-Yves Lejeune (Clio). Seul Laurent Mottet semblait en mesure de suivre, mais le leader du championnat pulvérisait sa Peugeot 306 contre le mur d’une maison entre Roy et Bande. Bien secoué, l’équipage s’en sortait fort heureusement sans dommages corporels majeurs. À l’instar de Collard en D4, Wilkin n’avait alors plus qu’à gérer sa fin de course pour cueillir une troisième victoire en trois ans, à la Famenne, dans le classement réservé aux montures chaussées de pneus de tourisme.
 
En fin de compte, c’est Olivier Leroy (Renault Clio) qui grimpait sur la deuxième marche du podium après avoir résisté aux assauts du jeune Mickaël Bourgeois (Peugeot 306), auteur d’une course sage et régulière. Derrière, le local Pol Jacob rentrait sa Clio à la quatrième place en devançant la monture similaire de Michaël Henrard. Sixième, Charles Blérot (Peugeot 106) remportait la classe 9 en devançant directement ses adversaires du jour qu’étaient Julien Delleuse (Opel Corsa) et Xavier De Ro (Peugeot 106). Intraitable en classe 8, Marc Delfosse (Suzuki Swift) s’offrait une 9e place juste devant l’impressionnante Mercedes 190 de Marcel Wirtz, lauréat en classe 11. Échouant à une trentaine de secondes du top 10, David Schmetz a fait étalage de son grand talent d’équilibriste lorsqu’il signait un temps scratch à égalité avec Wilkin au volant de sa modeste Saxo de classe 5 sous le déluge de la spéciale d’Humain.
 
Enfin, notons également les victoires de Mickaël Masson (BMW 320) en classe 3, ainsi que celle de Christophe Doeran (Peugeot 106) en classe 4.
Du côté des classements historiques, c’est Loïc Pirot qui imposait son originale BMW 323 en « Classic » devant la Porsche 911 de Patrick Albert, tandis que Nicolas Thiery (Porsche 944) décrochait un nouveau succès en « S/R » après l’abandon de Jean-Luc Fuger (Ford Escort) sur problèmes mécaniques.(com)
 
 
 
Principaux abandons : B. Allart (panne d’essence, ES8), Fr. Lemaire (sortie, ES5), J. Colette (moteur, ES12), M. Canal-Roblès (freins, ES5), L. Mottet (sortie, ES10), B. Rouard (pare-brise, ES4), V. Bouchat (goujons de roue, ES13), J-Y. Lejeune (cardan, ES5), J-L. Fuger (mécanique, ES6) 
Prochaine épreuve : Rallye de la Semois (Bièvre), le 6 septembre
 
Division 4:
1. O. Collard-D. Jacob (Mitsubishi Lancer Evo X-1er 4/14) en 1h21’30
2. Fr. Lejeune-Gr. Antoine (Porsche 997 GT3-4/14) à 2’46
3. St. Zimmer-M. Braachtenbach (BMW M3 E46-4/14) à 2’49
4. R. Woodside-A. Harryman (Mitsubishi Lancer Evo X-4/14) à 3’03
5. J. et B. Scaillet (BMW M3 E92-4/14) à 3’26
6. J. Jacob-L. Salmon (Mitsubishi Lancer Evo VII-4/14) à 5’20
7. Y. Munhowen-P. Wanderscheid (Subaru Impreza STi-4/14) à 5’45
8. Ch. Et Fr. Arendt (Citroën DS3 R3T-4/14) à 5’57
9. B. Kellen-N. Hoffman (Ford Fiesta R2-1er 4/12) à 7’33
10. E. Morée-P. Meijs (Mitsubishi Lancer Evo X-4/14) à 7’34
11. J. Gregorius-A. Brucker (Ford Fiesta R2-4/12) à 9’32
12. J. Degreef-J. Vanlanguenakens (Volkswagen Golf I-1er 4/13) à 10’38
21. S. Collard-J. Petron (Peugeot 207-1er 4/15) à 19’03
(21 classés)
 
Divisions 1-2-3:
1. L. Wilkin-E. De Bolle (Peugeot 206-1er 3/10) en 1h27’36
2. O. Leroy-Chr. Dawance (Renault Clio-3/10) à 2’42
3. M. Bourgeois-A. Luxen (Peugeot 306-3/10) à 2’57
4. P. Jacob-A. Petit (Renault Clio-3/10) à 4’06
5. M. Henrard-A. Mawet (Renault Clio-3/10) à 5’08
6. Ch. Blerot-J-M. Toussaint (Peugeot 106-1er 3/9) à 5’12
7. J. Delleuse-K. Vandenbusche (Opel Corsa-3/9) à 5’22
8. X. De Ro-S. Frantzen (Peugeot 106-3/9) à 6’18
9. M. Delfosse-L. Blaton (Suzuki Swift-1er 3/8) à 6’20
10. M. Wirtz-D. Vandekerckhove (Mercedes 190-1er 3/11) à 7’07
11. V. Jottard-J-P. Blehin (Peugeot 106-3/8) à 7’23
12. D. Schmetz-C. Jacquemin (Citroën Saxo-1er 2/5) à 7’41
13. K. Petitfrère-K. Dejonge (BMW 323-3/11) à 7’44
14. A. Daco-S. Crasson (Renault Clio 1er 2/6) à 8’00
15. St. Devillez-L. Wojzehowskij (Opel Astra-3/10) à 8’20
23. M. et E. Masson (BMW 320-1er 1/3) à 11’53
37. Chr. Doeran-D. Van Steebrugge (Peugeot 106-1er 2/4) à 18’15 
(43 classés)
 
Prov'Historic Classic:
1. L. Pirot-J-B. Bodet (BMW 323-1er PH/18) en 1h07’26
2. P. Albert-A. Pirard (Porsche 911-PH/18) à 1’34 
(2 classés)
 
Prov'Historic SR:
1. N. Thiery-M. Lejeune (Porsche 944-1er PH/SR) en 1h09’09  
(1 classé)
 
 
                                                       
                                              Vidéo :Joris Haccourt
 
 
 

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