Son Audi Quattro vaut 100.000 €,le Wanzois Jacques Fiévez a rénové le seul exemplaire qui a survécu au Paris-Dakar 1985

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Une seule des quatre Audi Quattro ayant participé au Paris-Dakar 1985 existe encore actuellement. Et elle appartient à un Wanzois ! Jacques Fiévez a mis douze années pour remettre en état ce véhicule de légende et lui offrir une seconde jeunesse. Une voiture qu’il entend bien étrenner dans les compétitions automobiles, comme lors du récent Rallye de la Semois.

L’architecte wanzois Jacques Fié- vez peut être fier de son travail. Depuis 2003, il remet en état une Audi Quattro. Mais pas n’importe laquelle : la seule survivante connue à ce jour du Paris-Dakar 1985. Un véhicule qu’il a retrouvé un peu par hasard en 2003. « C’est en fait un ami qui recherchait des pièces pour Audi qu’il a découverte. Il n’y avait plus de carreaux, de phares et on voyait à travers le plancher. Il ne restait que le volant, un siège et un moteur qui ne tournait pas. Mais un papier de notaire sur le pare-brise stipulant qu’elle aurait été préparée pour le Dakar 1985 a éveillé ma curiosité. J’ai dès lors décidé de l’acheter pour une bouchée de pain : 3.000 euros», explique le Wanzois.

Un pari osé, mais qui s’est révélé payant pour ce passionné de la marque Audi et président du club « Audi Héritage » de Wanze. Après un an et demi de recherches, Jacques Fiévez a en, effet, eu la confirmation de la participation de sa nouvelle acquisition à ce rallye-raid de légende. «J’ai réussi à retrouver le préparateur, qui avait toujours les papiers de l’Audi Quattro. A ce moment, je me suis dit que j’avais gagné au Lotto. J’ai directement décidé de la restaurer.»

Un travail conséquent puisque quasi-tout était à refaire. Une fois l’Audi Quattro Dakar entiè- rement dépecée, la reconstruction a pu débuter. «J’ai mis plus d’un an rien que pour retaper le châssis. Étant donné que j’avais déjà l’idée à l’époque de disputer des rallyes avec cette voiture, j’y ai fait monter un arceau homologué. Ensuite, je me suis attaqué au moteur avec l’aide de Roger Missaire. Il m’a également aidé dans la réalisation des triangles de suspension et des suspensions»

Mais l’Audi Quattro n’a pas revê- tu ses couleurs du Dakar 1985, année où elle a été abandonnée dans le désert avant de se retrouver dans la cour d’une gendarmerie d’Alger où elle a été totalement dépouillée. Jacques Fiévez a préféré lui redonner un autre look. « Personnellement, je préférais la décoration de l’époque où elle a participé à cinq manches du championnat du monde . » C’est donc les couleurs du drapeau français qui drapent actuellement cette voiture de légende qui vaut maintenant près de 100.000 euros. 

 

Source info Sudpresse article de :CÉDRIC WILLEMS

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